Pourquoi vous détestez les câlins : la vraie raison va vous surprendre

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Vous avez horreur des câlins ? Ou au contraire vous foncez, bras ouverts, telle la mascotte d’une équipe victorieuse ? Rassurez-vous : ce n’est (presque) jamais un hasard. Derrière notre rapport parfois épineux avec les accolades, se cachent des souvenirs d’enfance, quelques gouttes d’ocytocine… et, plus surprenant encore, un brin de culture ! Suivez le guide pour percer les secrets de nos bras enlacés (ou crispés).

Quand l’enfance forge nos câlins (ou notre gêne…)

Vous pensiez que votre goût (ou dégoût) pour les étreintes venait de votre caractère ? Détrompez-vous (et n’accusez pas le chat). Selon une étude de 2012 publiée dans Comprehensive Psychology, les enfants élevés par des parents fervents d’étreintes ont toutes les chances de devenir, une fois adultes, de sacrés distributeurs de câlins. Ce que confirme Suzanne Degges-White, professeure à la Northern Illinois University : « Notre tendance à avoir des contacts physiques, que ce soit un câlin, une tape dans le dos ou donner la main, est souvent liée à nos premières années d’enfance. »

Dans les familles peu démonstratives, les enfants grandissent fréquemment sur cette même trajectoire, reproduisant le modèle à leur tour. Résultat :

  • Des adultes à l’aise ou non avec le contact physique
  • Une perpétuation (ou non) des étreintes au sein des générations

Mais pas de panique, la règle n’est heureusement pas gravée dans le marbre. Certains enfants privés de câlins finissent par ressentir un tel manque qu’ils deviennent, adultes, de véritables champions de l’accolade. Au point, pour reprendre la chercheuse, de ne pouvoir « accueillir un ami sans une étreinte ou un contact ».

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Ce que le câlin change (vraiment) dans notre corps et notre tête

Si l’on regarde sous la loupe de la biologie, s’enlacer ne sert pas juste à réchauffer le cœur (ou s’éviter la clim). Lors d’une étreinte, notre corps libère de l’ocytocine, cette fameuse hormone de l’amour et du lien social.

Ce n’est pas tout : être touché, recevoir une marque d’affection physique, ça impacte aussi l’estime de soi. Selon Suzanne Degges-White : « Les gens qui sont plus ouverts au contact physique avec les autres ont généralement un plus grand niveau de confiance en soi. » À l’inverse, celles et ceux au niveau d’anxiété sociale plus élevé peuvent hésiter à s’y livrer, même avec leurs amis proches.

Cela explique aussi, toujours selon diverses études, pourquoi les adeptes du câlin sont en meilleure santé :

  • Ils tombent moins souvent malades
  • Ils souffrent moins du stress

Bref, la prochaine fois que vous hésitez à ouvrir les bras, pensez à vos globules blancs et à votre taux de cortisol !

Avalanche d’affection : hérédité, exceptions et… câlins épidémiques

De nombreuses familles fonctionnent comme des usines à reproduction comportementale : ce qui s’est fait se refait. Mais attention, on n’est jamais à l’abri d’une joyeuse révolution :

  • Des enfants, privés d’affection, développent parfois une réelle « faim » de contact humain
  • Certains adultes deviennent de véritables « enragés sociaux » ne pouvant recevoir un ami sans l’étreindre

Ce schéma, s’il n’est pas universel, nous montre l’extraordinaire plasticité de l’humain. Un manque creuse parfois la pente opposée, faisant naître des câlins qui explosent (parfois au grand dam des introvertis).

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L’influence (pas si discrète) de la culture

On croyait avoir tout compris, et voilà qu’entre en scène le facteur culturel. Selon une étude menée en 2019 par l’UC de Berkeley, il n’y a pas qu’entre la baguette et le fish and chips que les différences se marquent. Figurez-vous que les Américains et les Britanniques se touchent – et s’étreignent – nettement moins souvent que les Français. Cocorico ou simple penchant hexagonal pour l’affection, la science ne tranche pas mais observe : le câlin n’a pas le même passeport partout !

En conclusion : Que vous soyez champion du câlin ou expert de l’esquive, votre histoire familiale, votre niveau d’anxiété et même votre culture ont probablement leur mot à dire (peut-être même plus que vous). L’essentiel ? S’écouter. Peut-être découvrirez-vous, à force d’oser ou de refuser, le contact qui vous ressemble – et qui vous apaise. Alors, à quand le prochain câlin ?