Son chien attaque un ado au visage : l’attitude choquante de la propriétaire

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Scène surréaliste au tribunal : quand un ado se fait attaquer au visage par un American Staff et que la maîtresse du chien, loin de s’excuser, adopte une attitude pour le moins… déroutante. Plongée dans une audience où l’empathie était manifestement en option.

Un drame, une propriétaire, et beaucoup de questions

C’était un de ces jours où rien ne semble vouloir déraper : le 18 septembre 2021, à Saint-Maixent-l’École, un garçon de 13 ans profitait d’une baignade. Mais l’instant va basculer dans l’horreur lorsque l’American Staffordshire Terrier, chien classé « catégorisé », appartenant à Vanessa (37 ans, mère de cinq enfants, au chômage) s’en prend violemment au jeune ado. Résultat : une morsure au visage, des photos qui glacent le sang, transfert direct à l’hôpital, malaise dans l’ambulance et une ribambelle de points de suture à la clé. Évidemment, une affaire judiciaire démarre.

À la barre : une accusée peu coopérative

  • Vanessa, manifestement peu à l’aise avec la délicatesse, est appelée à s’expliquer devant le tribunal correctionnel, mardi 7 juin.
  • La présidente la pousse à réagir aux clichés des blessures. Réponse laconique de l’intéressée : « Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je ne sais même pas s’il a vraiment été mordu. »
  • Pour elle, ce drame la concerne à peine. Ce serait sa fille et une amie de sa fille (majeure, tout de même, précision importante aux yeux de Vanessa) qui étaient responsables du chien ce jour-là.
  • L’American Staff ? Un agneau qui aurait seulement « pincé » un de ses propres enfants auparavant. Presque la mascotte de la famille, selon elle…
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Le procureur, Julien Wattebled, ne cache pas sa stupéfaction devant ce détachement, qu’il juge choquant, nonchalant et embarrassant face à la gravité des faits. Il l’avoue : « Je suis estomaqué par cette attitude et très irrité. » Difficile de lui donner tort.

Un passif, des avertissements ignorés et un drame attendu

Le dossier, lui, est bien moins indulgent que Vanessa. Il révèle :

  • Un problème d’éducation sérieux avait été détecté chez l’animal, au point de justifier son retrait temporaire à la propriétaire.
  • Pour récupérer son chien, on avait exigé de Vanessa qu’elle suive un stage avec lui.
  • Là encore, elle n’a pas daigné répondre aux sollicitations de la police municipale ou entreprendre ce fameux stage. Son excuse ? « Je n’ai pas de permis, pas de voiture. Comment voulez-vous que j’amène le chien ? » Une réplique qui ne convainc guère la présidente, Caroline Potier.

Pour l’avocate de la victime, Me Sylvie Chauvin, le dossier est limpide : tous les témoins s’accordent, c’est bien le chien de Vanessa qui a attaqué l’ado dans l’eau. Aujourd’hui, ces plaies – une au front, l’autre à la joue gauche – restent visibles. Hélas, pas de gomme magique pour effacer ce genre de souvenirs.

Sanctions requises et (timides) regrets

Pas de suspense à l’audience. Le parquet réclame :

  • Trois mois de prison avec sursis pour Vanessa
  • La confiscation du chien
  • L’interdiction pour elle de posséder un animal pendant cinq ans
  • L’obligation de suivre un stage de citoyenneté dans les six mois

Lorsqu’on l’interroge enfin sur ses propres remords, Vanessa tente un revirement : « Ce qu’a fait mon chien, je ne l’accepte pas. J’ai pu m’en excuser auprès de la maman. » Un aveu tardif, sans conviction, ou une vraie prise de conscience ? On aurait bien aimé le croire, mais le doute subsiste.

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Le verdict sera rendu le 28 juin dès 8 h 45. L’heure où, pour certains, il vaudra mieux sortir le chien… en laisse, bien serrée !

Conclusion : Quand on choisit d’adopter un animal, on adopte aussi des responsabilités. À méditer, surtout quand on prétend qu’un American Staff n’a de mordant que dans la gamelle…